Maladie de Dupuytren

Décrite pour la première fois en 1831 par le Baron Guillaume de Dupuytren, rare en Tunisie, elle touche 4 à 10% de la population. Plus fréquente chez l’homme que chez la femme, elle survient généralement entre 40 et 50 ans. Il existe une notion de terrain favorisant mais l’origine de cette affection reste inconnue même si plusieurs hypothèses sont avancées : travail manuel répété, génétique (présence de cas similaire dans la famille dans 20 à 30% des cas), médicamenteuse (prise de barbituriques) ou métabolique, 4 fois plus fréquente chez les sujets diabétiques.

La maladie de Dupuytren se manifeste par l’apparition de nodules au niveau de la paume de la main puis une rétraction progressive en flexion touchant surtout le 4ème et le 5ème doigt, une fermeture des espaces entre les doigts, tout ceci étant en relation avec l’atteinte d’une structure anatomique de la main : l’aponévrose palmaire superficielle. Elle peut être associée à des nodules de la plante des pieds ou à une atteinte des organes génitaux chez l’homme.

La prise en charge est chirurgicale et consiste à retirer l’aponévrose atteinte par la fibrose permettant ainsi de récupérer une extension des doigts et une meilleure ouverture de la main. La rééducation est très importante après l’intervention afin de conserver les mobilités obtenues par la chirurgie et éviter des troubles vasculaires au niveau de la main plus fréquents chez la femme et les patients diabétique. Même si le traitement chirurgical s’avère indispensable, il ne met pas à l’abri d’une éventuelle récidive ou d’une extension de la maladie.