Augmentation mammaire

L’insuffisance de développement des seins ou la perte de volume glandulaire (grossesse, amaigrissement) peut être mal vécue, source de complexe avec un retentissement psychologique et social majeur.

L’hypoplasie mammaire est une indication à la mise en place de prothèses préremplies en gel de silicone, afin de redonner aux seins un volume, une forme et un galbe satisfaisant.

L’innocuité et la fiabilité (résistance, cohésion du gel) des prothèses de dernière génération que nous utilisons est désormais parfaitement démontrée. Il existe deux types de prothèses : rondes et anatomiques, qui diffèrent par leur forme, chaque type présentant des volumes variables en fonction de la correction souhaitée.

La prothèse peut être placée en arrière de la glande ou en arrière du muscle. La position choisie dépendra de plusieurs paramètres (morphotype, importance de l’hypoplasie, activités, musculature, type de prothèse, habitudes du chirurgien).

L’accès à la loge d’implantation de la prothèse peut se faire par différentes voies : périaréolaire (segment inférieur de la circonférence de l’aréole), sous-mammaire (sillon sous-mammaire), axillaire.

En pratique avant l’intervention :

Avant l’intervention, un bilan complet préopératoire est systématique ainsi qu’un bilan sénologique (mammographie et échographie mammaire). La liste des examens sanguins et radiologiques à effectuer vous sera communiquée avec votre devis médical.

Une consultation avec notre médecin-anesthésiste permettra de réaliser un examen pré-anesthésique et d’aborder avec vous toutes les questions relatives à votre anesthésie.

Tout traitement à base d’aspirine doit être arrêté dans les 10 jours qui précèdent l’intervention. L’arrêt du tabac est vivement recommandé au moins un mois avant la date de votre opération.

L’intervention s’effectue sous anesthésie générale, pour une durée de 2 heures. Un drainage peut être mise en place pour quelques jours. Un pansement moulant les seins est réalisé.

Si vous résidez à l’étranger, prévoyez un séjour minimum de 7 jours en Tunisie afin que le suivi post-opératoire se fasse dans de bonnes conditions. L’hospitalisation en clinique dure de 1 à 2 jours en moyenne.

Les suites opératoires :

  • Un soutien-gorge adapté devra être porté jour et nuit pendant 3 à 4 semaines.
  • Les douleurs peuvent persister quelques jours (particulièrement pour les prothèses de volume important et en position rétromusculaire). Survient fréquemment une sensation de tension, un œdème et des ecchymoses (bleus)
  • La cicatrice est très discrète et s’estompe progressivement à partir du 3ème mois, elle doit être impérativement protégée du soleil.
  • Le retour à la vie active est possible dès le 15ème jour post-opératoire et une reprise raisonnable du sport à 6 semaines.

Quelques questions fréquentes de la part de nos patientes :

Les prothèses mammaires empêchent elles la grossesse ou l’allaitement ?

Il n’existe aucun contre-indication au projet de grossesse, il est préconisé simplement de laisser passer un délai de 6 mois après l’intervention. L’allaitement est généralement possible, la prothèse étant placé derrière la glande ou derrière le muscle grand pectoral.

Dois-je prévoir de changer mes implants mammaires dans 10 ans ?

Au jour d’aujourd’hui il est impossible de prédire la durée de vie d’un implant, bien qu’il s’agisse d’un corps étranger et soumis à des phénomènes d’usure, certaines patientes pourront garder leurs implants plusieurs décennies, tandis que d’autres pour des raisons de reprise esthétique après 10 ans souhaiteront changer leurs prothèses. Les implants de dernière génération que nous utilisons ont fait d’énormes progrès en matière de durabilité.

Existe-t-il un risque de cancer du sein ou de maladie auto-immune après mise en place de prothèses mammaire ?

Les études scientifiques menées dans ce domaine ont clairement démontrée qu’il n’existe pas de risque supplémentaire de survenue d’un cancer du sein après la mise en place d’implants mammaire. La seule précaution concerne le dépistage du cancer du sein, en effet, pour des radiologues non entrainés à la lecture de mammographies sur prothèses, celles-ci peuvent gêner la lecture des clichés. Il faut donc informer de la présence de prothèse le médecin en charge des examens de dépistage du cancer du sein et recourir parfois à des examens plus performant de type mammographie numérisée.

Les conclusions scientifiques des nombreux travaux réalisés sont univoques concernant également les maladies auto-immunes puisque le taux de survenue d’une maladie auto-immune après pose d’implants mammaires est identique à celui de la population générale.

Les imperfections de résultats :

  • L’asymétrie des seins avant mise en place des implants est fréquente et est difficile à corriger, il pourra donc persister une légère asymétrie si elle existait avant l’intervention.
  • La perception des implants particulièrement chez les patientes maigres.
  • La formation de « plis » ou de « vagues » visibles sous la peau
  • La ptose des seins qui peut s’associer à l’hypotrophie peut être corrigée lors de la mise en place des implants par un complément technique. Après mise en place des prothèses, les seins continuent à évoluer normalement avec le temps et du fait de l’action de la pesanteur, la ptose peut réapparaitre et ce d’autant plus vite que le volume des implants est important.
  • Les imperfections liées aux cicatrices sont rares : élargissement, hypertrophie, chéloïde etc.

Les complications possibles :

Comme pour toute intervention chirurgicale la chirurgie d’augmentation mammaire expose à des complications inhérentes à la chirurgie, non spécifiques telles que les risques de l’anesthésie, la survenue d’un hématome ou d’une infection.

Les complications spécifiques à la mise en place de prothèses mammaires :

  • Constitution d’une coque (capsule) périprothétique : il s’agit d’une réaction normale de l’organisme à l’introduction de tout corps étranger. Dans certains cas et ce de manière imprévisible, cette coque s’épaissie et se rétracte sur l’implant entrainant un durcissement du sein pouvant aller jusqu’à la déformation du sein, nécessitant alors une reprise chirurgicale afin de rompre la capsule.
  • Malposition et déplacement secondaire
  • Épanchement lymphatique : il régresse généralement spontanément
  • Épanchement lacté : ce phénomène totalement exceptionnel a été décrit et reste inexpliqué, il serait lié à une stimulation hormonale post-opératoire.
  • La rupture de prothèse : secondaire à un traumatisme direct sur le sein ou à un simple mécanisme d’usure, de survenue rare, elle est sans gravité. Les nouvelles générations de prothèse dont le gel de silicone est plus « cohésif » ont la particularité de pouvoir se rompre sans que la patiente ne s’en aperçoive. En cas de rupture, une reprise chirurgicale pour changement de prothèse est alors nécessaire.
  • Nécrose cutanée localisée : exceptionnelle dont la survenue est favorisée par un hématome non drainé ou une infection locale.
  • Diminution de la sensibilité transitoire.